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Site Bars en Trans
vendredi 7 décembre 2012 / 1 h 17 min

 

 Si je vous dit « Klub des Looser » ?  Pour vous, ça le fait d’être nés sous le signe du « V » ?

Emile : En fait, perso, je suis Parisien, mais je me réclame  de Versailles.

Philippe : Techniquement, on est Versaillais d’adoption. Bon, moi depuis que j’ai 4 ans. Emile, on l’a adopté et pris sous notre aile.

Emile : Ça peut paraître bizarre de dire ça, mais mine de rien, 75% de nos morceaux sont « home made », directement sortis de la piaule de Philippe.

Philippe : On admet qu’on a ni les moyens techniques ni le niveau pour rendre des prods « parfaite », genre grosse machine à l’américaine. On est un peu à l’antithèse de cet objectif, et faire ça entre nous et nos instruments, à domicile, ça permet de se lâcher. Je sais toujours pas lire la musique, et j’ai pas l’intention de m’y mettre ! On adore les « accidents » d’enregistrement , les imperfections, ça donne à nos morceaux un supplément d’âme.

 Franchement, c’est quoi ce truc, avec Versailles ?

Philippe : En fait c’est une ville où on s’ennuie, mais c’est aussi très reposant. C’est un endroit qui a un vécu, une âme et une atmosphère, dont on adore s’inspirer, mais qui laisse aussi tout l’espace pour s’exprimer. J’adore l’histoire de France, et Versailles en est imprégnée. Mine de rien, cette ville a du caractère.  Avec un peu d’imagination, les soirs de brouillard, on peut limite entendre le bruit des sabots et les roues des carrosses.

Emile : Notre manière de fonctionner, c’est beaucoup de bricolage, c’est artisanal. On a ce goût de l’ancien qu’on s’approprie et qu’on essaie de véhiculer au travers de notre musique. C’est vraiment la démarche de St Michel. On a une identité Française qu’on assume.

 Et la question qu’on a dû vous poser cents fois…

Philippe : La scène Versaillaise ? Phoenix, Air et les Daft ? On va pas se le cacher, c’est dans notre patrimoine. Ce sont des groupes aux identités fortes, mais il y a un élément commun : le synthé. Cette culture électro, on l’a en nous, comme je pense la majorité des groupes de notre génération.

Emile : Si on devait un peu décomposer le style St Michel, on retrouve un peu du son planant de Air, des guitares de Phoenix et du beat de Daft punk.

 On observe un gros dynamisme de la scène française. Peut-on parler de néo French touch ?

Philippe : On est plus dans une évolution que dans une renaissance. La French Touch, c’est d’abord le son des Daft. Et au fur et à mesure, cette scène s’est ouverte, jusqu’à aujourd’hui. On adore notre environnement musical. Un exemple parmi d’autres : Nicolas Jaar. Il fait un truc totalement différent, mais quelque part, on se rejoint.

Emile : On se croise tous de scène en scène, il y a une émulation super stimulante, et au final, il y a tout un panel -très large- de sons qui s’est développé.

 Vous parliez de la démarche St Michel. Le nom est très symbolique.

Philippe : On a décidé d’assumer complétement notre identité. St Michel, ça claque « français », et l’histoire -St Michel et son dragon- a une dimension épique, de conquête qu’on trouvait vraiment intéressante.

 Conquête ?

Philippe : C’est aussi ça un groupe : partir à la découverte de territoires à investir, et rallier des gens, les réunir autour d’une cause, la musique.

 Belle conclusion, merci les gars. Bon concert, bonne conquête du Dejaz’. Pour le coup, ça devrait pas être trop compliqué…

 

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