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Site Bars en Trans
samedi 9 décembre 2017 / 16 h 43 min

Dernière ligne droite à Bars En Trans, la fatigue se fait ressentir et le froid guette. Nous rencontrons Aloïse Sauvage à cet instant même et elle a le chic de tirer les gens vers le haut, il faut l’avouer. Récit à chaud d’une chouette rencontre, de celles qui donnent le sourire.

Tu connais les 7 Jaws ? Ils étaient hier au Wunderbar où tu joueras ce soir, c’était quelque chose. 

C’est des rappeurs et ils sont deux ? je connais pas mais je viens de découvrir ça a l’air cool, il faut vraiment que je me penche là-dessus, c’est vraiment la course en ce moment.

C’est la première fois pour toi à Rennes ? 

Avec la musique c’est la première fois, mais j’ai déjà joué au TNB avec le cirque contemporain l’année dernière, je n’en suis qu’à mon cinquième concert en réalité.

J’ai vu que tu étais actrice et danseuse, tu semble évoluer dans différents domaines. Comment gères-tu ces activités ? 

C’est une très bonne question, beaucoup d’organisation. C’est pas facile. Je dois faire des choix par priorité, par projets. Tout ceci me permet de définir des priorités finalement, me connaître mieux.

D’ailleurs, j’ai l’impression que tout est lié dans ce que tu fais, on peut dire ça comme ça ?

Il y a beaucoup de choses qu me passionnent et qui me touchent, il s’avère que c’est dans différents domaines, après, mettre une case sur ces choses là (elle réfléchit un instant)… Que ce soit du cinéma, de la musique, du cirque ou de la danse, ce n’est pas la même chose que je demande à ma voix ou à mon corps, par contre ça me permet de me connaître mieux. Jongler d’une chose à l’autre nourrit les différentes propositions artistiques que je veux défendre.

Tu as un domaine de prédilection ? 

La musique est le plus récent. Je ne peux pas dire que c’est encore une habitude, je m’y sens à l’aise mais ça peut changer. Justement, ça va se développer et je m’épanouirai de plus en plus là-dedans, c’est très compliqué. J’essaie de le faire depuis plusieurs années. ll y a des fondations de posées de plusieurs côtés et c’est dur de choisir. Il est certain que j’ai besoin de bouger mon corps, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai choisi le cirque contemporain, ça ne me mettait pas de limite, je pouvais bouger, danser, faire ce que je voulais.

Quand est-ce que tu t’es rendue compte que tu avais besoin d’expression corporelle ? 

Aussi une très bonne question, j’ai commencé par la musique, paradoxalement au conservatoire à 8 ans. Puis avant le bac j’avais une foule d’activités extra-scolaires, mon temps était toujours complet. Je n’ai pas établi de plan de carrière, c’est venu comme ça, naturellement. Je le faisais car j’avais envie de le faire. Très vite s’est confrontée à moi la problématique suivant : je voulais tout faire. J’ai appris très vite à contourner les règles pour pouvoir me permettre de tout faire. J’aime beaucoup parler, j’adore les mots. Aau départ ce sont des petits slams, je cherchais des instrumentaux sur Youtube. Mes vers se posaient et je progressais.

Comment tu définis ta musique ? Je ne te connaissais pas avant le festival, j’ai écouté et tout me semblait très rap, aujourd’hui je vois tes morceaux comme de la pop. 

Je pense que je n’ai pas encore ma patte, ma réponse sera évolutive parce qu’elle sera différente dans six mois ou dans une année. J’aime beaucoup le texte et le hip hop, c’est ce qui me parle depuis longtemps et donc forcément ça se ressent dans ma musique.

« Liberté et barbelés », illustration par Jérémy

On t’écoute et la liberté semble primordiale pour toi. 

Tu sais, on en vient beaucoup à me parler de liberté et c’est ce que je défends. Mes textes sont plus ou moins explicites mais je ne l’ai pas conscientisé au départ, cela doit venir de mes aventures dans plusieurs domaines artistiques. Par exemple le cirque contemporain, j’ai décidé d’y aller, je n’en viens pas du tout. J’avais une technique mais j’étais tout à fait débutante. C’est angoissant, tu es obligée de transformer ça en moteur. Aucune formation de comédienne, pourtant je le suis maintenant, il faut que je l’assume et que je le dise, c’est assez similaire dans mon approche de la musique. Sans initiation, tu as peut-être plus de difficulté à t’assumer, maintenant je dois le faire même si j’ai encore du travail. Je revendique la liberté d’essayer, la tentative est super importante. L’expression dans son ensemble amène la connaissance de soi et te permet d’acquérir cette liberté. C’est une protection finalement : j’ai le droit alors j’essaie.

Pour conclure, quelque chose de mortel à me faire écouter ?

Impossible pour moi de choisir là dans l’instant, j’ai trop de choses en tête alors je vais te dire ce que j’ai écouté dans le train et qui m’a bien plus : Unknown (To You) de Jacob Banks.

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