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Site Bars en Trans
vendredi 8 décembre 2017 / 4 h 15 min

Premier jour de Bars en Trans 2017 pour ma part et pour l’équipe toute neuve dont je fais partie. Les rendez-vous sont fixés et les vélos sont comme promis : acérés. Premier stop au Bar’Hic mais bien en retard : les Bryan’s Magic Tears sont passés entre d’autres mains, point trop n’en faut car vous apprendrez plus loin que leur concert de ce soir fut ma claque de la soirée.

Nous nous avançons vers le Penny Lane, les MNNQNS y joueront vers 21 heures, je crois. On les met dans un manège place de la mairie le temps d’une séance photo express, l’affaire est dans le sac. Quelques aventures plus tard nous sommes devant The Experimental Tropical Blues Band. Je repère une Danelectro, monstre de guitare que j’adore. Le groupe belge envoie, c’est même la définition d’envoyer du bois, du vrais bois pour se chauffer l’hiver. Ils sont trois mais sonnent comme dix. C’est animal, le Ty Anna est bondé, on a tout essayé : passer derrière le bar, négocier, etc. Rien n’y fait, on se faufile dans la foule compacte tant bien que mal, mais le mal y fait beaucoup dans ce genre de concert. Le son est fort, le trio avance à toute berzingue sans ressentir aucune peur et c’est assez clair. C’est avec un regain d’énergie qu’on s’échappe vers le concert de Askehoug.

Je dois avouer avoir rarement mis les pieds au Dejazey avant une heure avancée, Bars en Trans a ceci d’unique. Askehoug a une gueule, une vraie gueule, une vraie veste aussi. Il me fait penser à Bashung que j’adore, à Arthur H que j’aime bien moins, à Katerine que je regarde depuis longtemps. Askehoug joue avec le franco-français comme un enfant, non sans humour, et sous cette forme ça passe terriblement bien. Des gimmicks, son nom sur le clavier, une sonnette comme pour dire que le repas est servi. Excellente surprise que ce pianiste foncièrement soul, qui semble réussir à faire la nique à toutes ses influences.

Retour au Bar’Hic où je m’accorde une pause. J’attends Bryan’s Magic Tears qui commence en retard, mais ce n’est pas pour rien. Ce groupe occupe ma platine depuis presque un an et j’admets que l’attente est forte. Les années 90 dans leur plus simple force. Les Stone Roses, les Smiths, Pavement, tout défile. Ils attaquent le morceau The Hand of Summer en deuxième position, ils nous font une Poulidor. Du chorus de partout, du nombre sur scène et toute cette énergie adolescente et rien à foutre qui s’en dégage.

Portrait exclusif jamais publié auparavant.

Malheureusement les agendas se croisent et je sais que Jo Wedin & Jean Felzine commencent à jouer au Kenland. Je ne suis pas déçu non plus, peut-être même que c’est au dessus du reste. Jean échappé de Mustang, Jo évadée de Mai délivrent un set libre et sans chichi, trouble et dansant. Chanter, baiser, boire et manger du nom de leur chanson restera longtemps dans ma tête. La fin du live se veut carrément plus osée et dansante, presque Blondie. Presque comme si quelqu’un l’avait rencontrée, Blondie. Un véritable grand moment qui je l’espère pourra devenir une révélation de Bars en Trans. Qui sait.

Qui sait, cette première soirée continue, le week-end ne fait que commencer. S’est-on tiré une balle dans le pied à vouloir démarrer la fête trop tôt ? Demain le dira. Dès l’Etage, dès Gloria, puis Bars en Trans, puis les impressions. Place au spectacle, place à Bars en Trans qui m’enchantent de plus en plus dans leur simplicité et leur radicalité. De fait, investir plus de quinze bars et aligner cent douze groupes, c’est du courage.

A demain !

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